Emmanuel Lassabe : Vous êtes éliminé de N’oubliez pas les paroles avec 104 000 euros et 23 victoires. Quel était votre objectif lorsque vous êtes venu dans N’oubliez pas les paroles ?
Maxime : Lorsque je suis arrivé, le premier objectif était de décrocher le micro d’argent. J’avais évidemment espéré un jour pouvoir gagner 20 000 euros. Le frisson de les gagner était extraordinaire. Je prenais les objectifs au fil des émissions. Plus le temps passait, plus j’avais envie de monter haut. Quand j’ai passé le palier des 100 000 euros, là, c’était presque irréel. C’était un rêve éveillé.
C’était la troisième fois que vous participiez à N’oubliez pas les paroles. Cette fois-ci, c’était la bonne pour vous !
Cette participation dépasse toutes mes espérances et jamais je n’aurais cru pouvoir vivre autant d’émotions et autant de merveilleux moments sur ce plateau.
Avec ces 104 000 euros de gains, rêveriez-vous de faire des formations pour du doublage ?
J’avais évoqué cette possibilité. C’est vrai qu’aujourd’hui, dans mon travail, j’utilise énormément la voix puisque je fais des visites contées, des visites théâtralisées, des événements pour les familles. J’ai cette envie personnelle de pouvoir vivre quelques expériences de doublage, à travers des stages ou des rencontres avec des doubleurs.
« Quand je suis allé pour la première fois dans le fauteuil, j’essayais de me convaincre que ce n’était pas fini »
Avez-vous d’autres projets en tête à part ces formations-là ?
Un des projets était de pouvoir se rassembler avec mes amis de révision, partager de bons moments avec ceux que j’aime. Pourquoi ne pas organiser une soirée un peu festive avec mes amis et ma famille ?
Ressentiez-vous déjà une fatigue avant votre élimination ?
Le rythme des tournages est vraiment très soutenu. On ne s’en rend pas vraiment compte avant de devenir maestro. C’était un rythme de marathonien avec toutes les émotions décuplées. Quand j’ai passé le cap des 100 000 euros, c’était merveilleux. Mais il faut se relancer à chaque fois. J’étais déjà un petit peu fatigué par cet enchaînement.
Qu’est-ce qui a pêché selon vous dans votre défaite ?
Ce jour-là, j’étais arrivé en étant un petit peu malade. Je m’étais déjà fait plusieurs frayeurs lors de certaines émissions sur des mêmes chansons où je n’arrivais pas à aller très loin. Lors de cette émission, je perds les 50 points. Quand je suis allé pour la première fois dans le fauteuil, j’essayais de me convaincre que ce n’était pas fini, et ça ne l’était pas. Quand je sors du fauteuil, j’ai la possibilité de chanter « Tous les mêmes » de Stromae, une chanson que j’adore.
Connaissiez-vous cette chanson par cœur ?
Quand je l’avais révisée plusieurs fois chez moi, je la connaissais par cœur. Il y a eu une petite bafouille due à ce rythme intense, à la fatigue, aux émotions décuplées. Ma langue a parlé plus vite que mon cerveau. Ça a été l’ultime bafouille pour terminer cette aventure extraordinaire.
Vous aviez dit que vous connaissiez à peu près 750 chansons. Y a-t-il des chansons que vous ne connaissiez pas et qui vous ont déstabilisé durant votre parcours ?
Dans mon parcours, j’ai eu quelques frayeurs lorsque j’ai perdu des points. Après, c’est arrivé assez rarement. Sur les 750 chansons que j’avais révisées, je ne les connaissais pas toutes du premier mot jusqu’au dernier. D’ailleurs, même celles que l’on connaît très bien, avec le stress et l’énergie du plateau… J’étais les yeux fermés, à tourner parfois sur moi-même, je m’en rends compte en regardant les diffusions. Le stress était particulièrement présent sur certaines chansons.
« J’ai été sur le plateau comme je suis dans la vie »
On voit que vous prenez du plaisir sur le plateau. Était-ce vraiment le cas lors des tournages ?
Évidemment, il y avait l’enjeu, l’idée d’être le plus performant possible en essayant d’obtenir des gains. Néanmoins, je garde surtout en mémoire les instants partagés avec les musiciens sur le plateau, avec Nagui, avec chaque candidat. J’ai été sur le plateau comme je suis dans la vie. Cette émission, pour moi, c’est une fête de la chanson. Même quand c’était à mes adversaires de chanter, j’étais heureux, je dansais, j’étais bondissant. C’est un rêve éveillé d’être ici. En dehors du plateau, dans les coulisses, il y avait toujours des mots très gentils et agréables. J’ai rencontré de formidables personnes lors des tournages.
Avez-vous eu quelques mots de Nagui à votre départ ?
On a eu l’occasion d’échanger rapidement après l’émission. Entre chaque émission, il avait toujours un mot bienveillant et gentil. Lorsque le parcours s’est arrêté, on a eu l’occasion de faire une photo ensemble. Je n’ai pu que le remercier. J’ai eu l’occasion, dans ma vie, de faire du théâtre et je n’avais jamais ressenti une telle ferveur. Il y a forcément tous les gains et tout ce qui va avec, donc je l’ai énormément remercié.
Que vous a-t-il a dit à la suite de votre élimination ?
Il a été très sympathique, très gentil, comme à son habitude. Il m’a aussi remercié pour tous les échanges que nous avions eus, parce qu’en 24 émissions, nous avons eu le temps de créer une petite complicité. C’était un plaisir de se donner le change avec Nagui.
Des grands champions de N’oubliez pas les paroles vous ont-ils envoyé des messages durant votre parcours ?
J’ai reçu quelques messages de maestros bien classés. La première, évidemment, c’est Coline, puisque j’avais eu le plaisir de jouer avec elle en 2024. Elle était davantage au courant de mon aventure. Elle savait quand je suis retourné sur le plateau, je l’en avais informée. Entre les émissions, on parlait parfois. Elle a été la première à savoir ce qui s’était passé et à me donner son retour très gentil. Ensuite, j’ai reçu d’autres messages, notamment de Renaud, un maestro que j’admire beaucoup, qui a eu un mot très sympa à mon égard lorsque je lui avais fait une petite dédicace.
« Passer la barrière des 100 000 euros a été l’un des plus beaux souvenirs »
Aujourd’hui, vous êtes l’un des plus grands champions de cette saison. Cela vous donne le droit, s’il y a encore un tournoi préliminaire pour les Masters 2026, d’y participer. Est-ce un rêve pour vous de pouvoir participer à ces Masters ?
Le vrai rêve, c’est de pouvoir revenir sur le plateau. On vit tellement d’émotions décuplées. Le plus difficile, c’est de se résigner et de se dire que le plateau, c’est fini. Le tournoi préliminaire serait l’occasion de vivre cette bulle extraordinaire et de la prolonger quelque temps. On verra si le tournoi est organisé. Dans les préliminaires, je pense à tous les grands maestros qui n’ont pas intégré les Masters, mais qui sont aussi très costauds. Je pense, notamment à Jade, que j’avais déjà rencontrée lors de tournages précédents, qui est une personne formidable et que j’apprécie beaucoup. Je sais que le tournoi préliminaire, s’il a lieu, sera relevé.
Si vous aviez un souvenir à garder, un seul, de ces 24 émissions ?
Je pense que, parmi les centaines de souvenirs, de sourires, d’échanges avec les challengers, passer la barre des 100 000 euros a été l’un des plus beaux, parce que cela résume les mois, les années de travail, et la chance aussi. Je remercie encore une fois tout le monde, toutes les équipes, pour cette aventure, parce que se dire qu’un jour j’aurai 100 000 euros en chantant des chansons et en prenant du plaisir, je n’y aurais jamais cru.
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